Qu'est-ce que l'art, traduction en français d'Aline Meunier

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                                                                   TRADUCTION :WHAT IS ART ?

Disponibles aussi chez ORGUY;

De Piles sur la peinture

Les œuvres completes de De Piles en francais(facsimile)

L’analyse de la Beaute,par William Hogarth

Facsimile de l’edition de 1810

Disponibles  a la bibliotheque de Afton(aftonwebooks.com)

L’Etre blesse

Reflexions sur Jack Vance et patientes explications sur l’evidence.

30 essais sur le travail de Jack Vance,par Paul Rhoads

                               OARGUY  2010

                  QU’EST-CE QUE L’ART ?

                    et deux autres essais.

                               PAUL RHOADS

QU’EST-CE QUE L’ART ?                                                             

          Language et Politiques                                                   7

                   Designo et colore,Illustration et Decoration     8

                   Abstraction et Peinture Pure                              13

                   Progressivisme                                                      15

          L’Art contemporain                                                       19

                   Le post-modernisme                                            24

          L’analyse des premiers modernistes                          28

                   Espace                                                                     31

                   Image abstraite                                                     34

                   Cubisme                                                                  38

          Les racines du modernisme                                          40

                   Le style baroque                                                     43

          Peinture                                                                             47

                   Quelques exemples                                                 49

                   L’esprit de Boucher                                                  50

          Une lettre a une mere lisant Herzen

          de son fils lisant Dostoyevsky                                          57

          Davantage de remarques sur Heidegger                       101

 

                              QU’EST-CE QUE L’ART ?

                               Language et politiques.

« La litterature est l’ennemi de la peinture »Renoir

     Il est facile de se moquer de « l’art contemporain ».Mais la raillerie,la plus puissante de toutes les armes rhetoriques,est universellement meurtriere,et « l’art contemporain »a atteint un stade et se trouve sur une trajectoire qui emoussent le besoin et le desir de se moquer.Par ailleurs sa mort eventuelle ne signifie pas la naissance de l’Art. « L’art contemporain »ne tue pas  l’Art ;il y a du rouge sur le corps,une apparence de vitalite.Parceque nous ne savons pas plus ce qu’est la vitalite de l’Art, que ce qu’est l’Art.

     La litterature,dit Renoir,est l’ennemi de la peinture.Pour comprendre Renoir nous devons arracher les masques qui l’obscurcissent,et le premier est  l’histoire,ou le mythe originel du modernisme artistique.Ce mythe est universellement connu :l’impressionnisme se debarasse de l’academie ;puis vinrent les differnts « isms »dans une grande marche vers l’abstrait et « l’art contemporain ».Comme tous les bons mensonges il y a des elements de verite.Il y avaient effectivement quelques peintres influents qui sont tombes dans une certaine faute-au sujet de laquelle le mythe nous induit en erreur.En reaction,les premiers modernistes elaborerent une analyse non pas avec une vue sur un nouvel Art mais une revue de l’Art.Certains academiciens-Bouguereau,chef de l’academie est un bon exemple,mais il y en avaient d’autres ;Alma Tedema,Gerome,Sheffer…-qui sont tombes dans ce que les premiers modernistes appellerent « illustration ».Un demi siecle plus tard cette analyse devint impossible a comprendre car les significations des termes dans lesquels «t »est exprime ont change.Ces termes sont : « illustration »(ou,plus precisement « representation »), »decoration »et « abstraction ».

    Le retour que les premiers modernistes esperaient provoquer  n’est pas reactionnaire.D’autres peintres de la meme periode etaient reactionnaires.Les pre-Raphael peuvent etre qualifies de reactionnaires car ils voulaient revivre un style historique specifique,celui de Perugino et Boticelli.Les pre-Raphael etaient interesses par le style-dans ce cas une sorte d’elegance.Mais le style est au regard de la peinture,une attitude esthetique.Les premiers modernistes etaient interesses non pas par le style mais par la peinture elle-même,par ce qui est a la base de tous les styles et attitudes,par les oeuvres de peinture,non pas par ce a quoi elles ressemblent.Le retour des premiers modernistes n’etait pas un point dans l’histoire de la peinture mais le cœur de la peinture.

Designo et colore,Illustration et Decoration

     L’analyse des premiers modernistes est sans precedent dans le traite sur la peinture.Auparavant la peinture se distingue par une penurie de traite theorique.Le plus celebre est la dispute au 16 eme siecle entre designo et colore.Ces termes sont devenus aussi deformes qu’ incomprehensibles.Cette dispute n’est  pas le dessin contre la couleur ;initialement la question etait Michelange contre Le Titien.L’idee n’etait pas que Michelange fut un supreme dessinateur et Le Titien un supreme coloriste,mais une question de l’importance d’avoir moins de dessin et de couleur que l’objectif de l’Art.Le Titien,comme on pouvait le voir parfaitement bien,est un dessinateur techniquement competent comme Michelange,et la couleur chez Michelange est aussi merveilleuse qu’on pouvait le souhaiter.Mais la facon de dessinner et de colorier de ces artistes cruciaux est differente.Michelange n’est jamais tres interesse par les textures,la transparence,la mi-ombre et le reflet de la lumiere,alors que Le Titien,bien que beaucoup de ses personnages soient aussi monumentaux et volumineux que ceux de Michelange(pensez au Christ de ses mises au Tombeau)n’est pas aussi necessairement ou constamment preoccupe par cela.L’art de Le Titien contrairement a celui de Michelange est caracterise en meme temps par l’observation directe et une certaine liberte a partir de l’observation.Pour exprimer ceci d’une autre facon :la forme humaine comme un ideal est centrale chez Michelange alors que pour Le Titien,le centre est la personne humaine dans le contexte du monde.Designo n’est pas le « dessin »mais la preoccupation ou l’importance non pas de la forme en tant que telle mais de l’idealisation de la forme ;et colore n’est pas la couleur mais toute chose qui « colore » ou enrobe la forme humaine et peut  contribuer a nous la faire percevoir-sous differentes lumieres,partiellement,texturee et ainsi de suite comme un dessin « incorrect »(certaines sortes de distorsions deliberees ou libres).C’est certainement relatif a Michelange qui etait a la fois sculpteur et peintre de fresques murales,alors que Le Titien etait un peintre sur toile.Mais ceci n’est pas le cœur de l’affaire qui reste la question fondamentale sur ce qu’est l’Art.A cette epoque l’Art etait compris pour etre la representation de l’Homme,un etre cree a l’image de Dieu,createur de l’univers.De cette perspective,designo ou colore pouvait varier,et meme etre en contradiction,etre revendiques comme plus ideal,plus realiste,plus effectif,plus noble exct……

     La distinction des premiers modernistes entre « illustration/decoration »,par contraste,est une tentative de definir la nature de la peinture d’un point de vue pratique.Bien que les termes illustration et decoration soient initialement techniques et neutres,[ces termes sont anterieurs au Modernisme.Les premiers modernistes les sortirent du vocabulaire de l’academie et les ameliorerent(voir la quotation de Dow,page suivante.)Ils donnerent au mot « representation »un sens plus large et plus profond,mieux reproduit dans le terme « illustration »]dans les annees 1960,les deux sont devenus des termes d’opprobe.Ceci etait inevitable.La critique des premiers peintres modernistes  comme Bouguereau les trouvaient trop illustratifs.L’illustration,  cependant,n’etait donc pas une faute.Les premiers modernistes ne la virent pas seulement comme essentielle mais meme inevitable.Mais pour eux,en l’absence de decoration,la peinture n’est pas « art ».La peinture est caracterisee par une dynamique entre l’illustration et la decoration.

     L’analyse des premiers modernistes peut etre retrouvee  par une etude de la peinture a la lumiere des pieces de leur studio professionnel qui survecurent dans les annees 1970.Il y a aussi des documents,tel que le livre de Arthur Wesley Dow de 1899 :Composition :Exercices en structure d’art.Dow etait un artiste americain et un moderniste influent qui etudia en France.A la page 49 de la 7eme edition nous trouvons la base de la critique des premiers modernistes :J’utilise le mot « academie »pour definir tous les enseignements bases sur la representation…Dans l’enseignement academique de l’art la representation est le point de depart…un dessin avec une telle fin de vue n’est pas strictememt une oeuvre d’art.[Dow utilise « illustration »pour vouloir dire un tableau,habituellement peint,comme un exemple pour accompagner une histoire.ll  utilise le mot « illustre »ou « demontre »pour mettre l’accent sur la narration comparee a l’aspect du decor.Dans ce traite,je mets l’accent sur le terme « illustration » au dessus de celui de « representation » ;les dernieres significations presentent quelquechose contre(« re-presentation »)alors que jadis elles signifiaient simplement « demonstration »(la lumiere coulee dessus).Quelque chose montre, peut etre simplement invente,ce qui strictement parlant n’est pas quelque chose de « re-presente »(a la fin n’est pas represente par le peintre comme peinture).Le terme « illustration »est plus large et exprime de facon plus adequate la signification fondamentale de l’analyse des premiers modernes.

     Quant a la raison de cet expose,Dow demontre ceci :peu apres la periode de Leonard de Vinci,l’etude artistique etait classee en Representative(imitative)et Decorative,mais plus tard :la veritable relation entre le dessin[c'est-à-dire structure ou composition]et la representation fut abandonnee(page 4)

     Le fait qu’une peinture soit a la fois une image de quelquechose et un ensemble de formes et de couleurs faites de peinture sur une surface n’est pas un apercu original du Modernisme.Deux siecles auparavant,probablement en repondant avec exasperation a une question pieuse d’un pelerin de l’art,de son studio romain,Poussin definit l’Art comme :des images de toute sorte sous le soleil,faites de couleurs et de lignes sur une surface plate,son objectif est le plaisir.L’analyse des premiers modernistes est une elaboration de cette affirmation qu’ils furent obliges d’abandonner a cause de leur peinture abstraite.Le probleme n’etait pas que les peintres tel  Bouguereau accordent trop d’importance a l’image,ou meme aux effets d’illusion,mais qu’ils delaissent couleur et ligne c'est-à-dire la composition ou l’aspect decoratif.Le probleme n’etait pas l’illusion contre la composition,c’est de prouver comment les premiers modernistes consideraient les peintrees comme Velasquez,Rembrandt,Rubens et Van Dyke,comme des maitres de la composition bien qu’ils soient des illusionnistes notables.

     L’illusion, dans le sens de trompe l’œil,est seulement un aspect de l’illustration.Plus fondamentale est la pure sensation de volume ou de l’espace lui-même.Il y a aussi un troisieme aspect de l’illustration,a savoir le sens,ou ce que nous appellons aujourd’hui « image »ou « message ».C’est ce que Renoir voulait dire par « litterature ».Dow met sur cette voie :…la peinture moderne[c'est-à-dire la peinture academique du 19eme siecle]est l’image-ecriture ;seulement l’histoire racontee,pas l’Art.(page4)

     Bien sur toute image,sauf lorsqu’elle est abstraite,a une signification autrement,comment dire que les peintures non-objectives de Mark Rothko sont « spirituelles » ou que celles de Jackson Pollacks sont « dynamiques » ? Mais le sens ,pourtant inevitable,interessant ou important est structurellement accessoire pour la peinture.Meme les peintures de Renoir,cet ennemi de la signification ,ont un sens.Les significations de Renoir cependant sont aussi limitees et appropriees a la peinture que possible :le plus agreable est de les regarder.Mais il n’est pas necessaire de prendre le dicton de Poussin a la lettre ;les propres peintures de Poussin sont pleines de sujets « desagreables »politiquement et psychologiquement.De plus,l’aspect du sens qui est le plus ferme en peinture est la qualite agreable de tout ce que le sujet arrive a etre,pourtant ‘desagreable »,parceque la seule reaction que nous pouvons avoir,strictement parlant,pour la peinture comme structure est le plaisir ou l’appreciation(le mot francais de jouissance est plus adequate).La peinture,a travers l’illustration,peut empieter sur le discours politique,mais elle peut a peine le remplacer-c'est-à-dire que ce n’est pas l’equivalent-pas plus qu’un discours politique peut remplacer la peinture.La peinture a sa specificite meme si elle ne contient pas tout ce que la peinture est ou peut etre.L’illustration a toujours une histoire a raconter ou un aspect significatif mais dans le contexte de la peinture, « l’illustration » est au dessus de tout,ou partout dans l’espace.

L’abstrait et la peinture pure.

Pour les premiers modernistes le mot « abstrait »signifie le rapport entre « illustration » et « decoration ».Il ne signifie pas la non-representation.Les premiers modernistes ne voulurent pas appeler la peinture « abstraite » peinture non-objective,ils voulurent l’appeler « peinture decorative » et en principe du moins,ils voulurent la considerer comme erronnee et extreme,comme ils consideraient Bouguereau.Ceci il faut l’admettre est partial.Cela reflete les attitudes des modernes tel que Renoir,Degas et Bonnard,pour qui « la peinture »n’etait jamais non-objective.Mais les modernes comprenant des hommes tel que Dow qui donnerent  a l’aspect decoratif un statut,refusaient l’aspect illustratif.La perspective et l’anatomie,ecrit Dow,sont seulement des aides pour l’art,non pas des substituts.L’etudiant doit commencer par la composition,enfin,avec l’etude de l’art lui-même.(page 45).Bien que Dow et d’autres qui partageaient cette disposition,n’ait jamais pratique la peinture non-objective,cette attitude donna au modernisme enfin naissant,l’extreme oppose de ce qu’il combattait a l’origine-certains modernistes non seulememt rejettaient l’objectif de l’art comme compris dans le debat designo et colore,mais avaient tendance a rejetter toute sorte d’objectif ;ainsi la montee de la « peinture pure ».C’etait  initiallement mettre l’accent sur la « beaute » comprise en decoration qui semblait vouloir dire quelquechose «  d’agreable a regarder »-bien que ce qui constitue ou legitime « l’agreable »n’etait  jamais correctement considere.Dans un affirmation caraterisee Dow ecrit :

L’arbitraire division moderne de la Peinture en Representative et Decorative a mis la composition en arriere plan et a fait avancer l’imitatiom de la nature comme un substitut.Le peintre de tableau pense que la ressemblance avec la nature est[sic] la qualite la plus souhaitable pour son œuvre…estimant son art par un standard de Realisme plus que par la Beaute.Dans l’histoire de l’art il n’y avait pas une telle division.Chaque œuvre de l’espace-art etait consideree comme un arrangement avant tout,avec la Beaute comme raison d’etre.(page 44)

Par « moderne »Dow veut dire les academiques.Ce passage traite de la tendance extremiste dans la peinture du 19eme siecle dont Dow dessine la division theorique entre representation et decoration.Dans cette forme pre-Moderne,c’est notament sommaire et certainement une fonction des passions theoriques et reductionistes qui  menerent a la Rev0lution francaise.En termes de peinture,c’est le Neo Classisisme qui debute la tendance qui culmine chez Bouguereau.

     La « Beaute » est traitee par les premiers modernistes sans reference aux objectifs implicites dans designo et colore,mais en termes exclusivement abstraits comme « harmonie », « balance », « proportion », « opposition », « subordination », « repetition », « symetrie »,et ainsi de suite.Ceci deplace seulement le probleme,car au fond,il y a juste des sortes variees de regularite.Si la beaute est l’objectif et la regularite est l’essence de la beaute,alors l’uniformite est l’ideal.Precisement cette conclusion fut tiree rapidement ;en 1918 Malavich peignit son fameux Blanc sur Blanc.

La meme chose se produisit en musique :en premier lieu l’eliminatiom de la melodie,puis du rythme,puis de l’harmonie,ainsi depuis  les annees 1960,plusieurs compositeurs pretendent que cette musique est fondee autour du son ou du bruit.Celle de John Cage 4’33’’(1952) est l’equivalent musical de Blanc sur Blanc.

      Dans la seconde moitie du 19eme siecle,cependant,et a part les experiences d’aquarelles de Gustave Moreau,le phenomene de la « peinture abstraite »,c'est-à-dire l’evidente elevation de l’Art purement decoratif en statut moral de « peinture »,n’etait pas prevu. « L’Abstrait »,donc,n’etait pas oppose a la representation ;il etait une connaissance de la representation en terme de decoration ;c'est-à-dire la couleur ou la ligne simplement-comme supposait Poussin.

 

 Le Progressivisme

     Les premiers modernistes ne furent pas progressistes.Mais en meme temps,le progressivisme et l’effort de politiser tous les aspects de la vie,gagnerent en force.

Ce developpement est profondement relie a la philosophie moderne en general et au Positivisme en particulier.La montee de la science et de la technologie-ou l’importance du pouvoir humain-avec l’anticlericalisme et le scientifisme,crea un climat dans lequel  le debat entre designo et colore est si hors de propos qu’il devient incomprehensible.La pensee des premiers modernistes tend donc a comprendre la peinture en termes techniques seulement. « L’art Contemporain »,avec son accent sur la signification,est donc d’une certaine maniere,une restauration de l’attitude du pre-moderniste,c'est-à-dire le caractere essentiel de la signification.L’abime qui separe la peinture traditionnelle et « l’art contemporain »cependant, ne doit pas cacher comment l’eventuel remplacement de ce dernier par le Realisme Classique,plutot qu’une marche en arriere vers le passe,cela sera une autre marche dans la meme direction.

Le Modernisme Artistique et le Progressivisme convergent dans les annees 1930.

     Le Progressivisme polilitique est essentiellement le Marxsisme :l’histoire evolue en etapes vers une apogee ideale(dictature du proletariat,egalite radicale et ainsi de suite).Cette theorie est maintenant discreditee,tellement sans rapport avec la peinture,ce qui devait etre clair depuis le debut,est maintenant clair pour tout le monde.Mais il y a un siecle,d’immenses et courageux efforts furent menes pour integrer l’Art dans la vision marxsiste et ainsi pour prefigurer son apogee ou l’equivalent artistique du communisme.Ceci finalement causa la montee du Realisme Social,un evenement stylistique majeur dans l’histoire du Modernisme qui est aujourd’hui couvert d’un silence honteux.Le Realisme Social est de la propagande(illustrations du proletariat laborieux,des patrons capitalistes et ainsi de suite)ou pas-les peintures propagandistes furent aussi faites dans le style Social Realiste.Ce style qui persiste aujourd’hui en Asie,etait en accord avec les idees modernistes quelque peu abstraites ;il n’abandonne pas le volume mais les formes sont simplifiees et les surfaces de couleur sont etalees.Mais le Modernisme etait  denonce comme decadent par les forces politiques du Socialisme et pour cela et pour d’autres raisons trop fameuses pour etre mentionnees,le Realisme Social s’effondra en occident.

     Ceci n’affecta pas la double alliance du Modernisme et du Progressivisme,ce qui eut pour effet de transformer le changement de l’illustration vers la decoration,ce que les premiers modernistes comprirent  comme une correction limitee d’une extreme erreur dans le mouvement historique evolutif de la peinture et le pousserent a l’extreme.Dans les annees 1950, « l’abstrait »devint l’equivalent du « non-objectif »et cela devint un peche politique,arstistique et moral de s’engager dans la representation.

     Pour exprimer cette autre voie, ou  la « decoration »etait vue a l’origine comme un aspect de la peinture,elle etait maintenant consideree comme son essence :l’objectif historique.Pour cette raison le mot « decoration »,pour une fois,fut le mot le plus prestigieux du vocabulaire artistique.Mais quand le processus historique fut en competition,dans le triomphe de la decoration(c'est-à-dire quand « l’abstrait » devint l’equivalent du « non-objectif »)le mot « decoration rejoignit la « representation »comme un mot d’opprobe.Plutot que rester associe a l’arrangement de la forme et de la couleur,il devint politise ou associe au gout bourgeois reactionnaire.

     Le terme « decoration »n’etait pas une invention des premiers modernistes. « L’Art Decoratif »avait compte des œuvres comme La Fontaine des Innocents de Jean Goujean ou les peintures murales de Puvis de Chavannes,qui furent considerees comme des pieces maitresses de premier ordre.Elles etaient « decoratives »car associees a l’architecture,et donc a d’autres elements purement « non-illustratifs »comme des volutes,des moulures et des pilastres.En anglais,avec ses traditions artistiques plus pauvres comparativement,le mot manqua de la richesse connotative du francais de telle sorte que le deplacement du centre arstistique de Paris a New York aurait pu precipiter le changement.En aucun cas cela ne se produisit ;ce qui avait ete de facon previsible un terme de la premiere dignite et d’ importance  devint une insulte.

     Avec la peinture figurative,condammee comme politiquement reactionnaire,une generation de peintres fut mise a l’ecart.Ces artistes des annees 1940 et 1950 furent rien comme Bouguereau.Ils etaient tous Modernistes,souvent  Expressionistes,influences par Cezane,le Cubisme ou le Nabis.Lancee puis bien stockee dans le bidon d’ordure de l’histoire-pele mele au sommet de la monarchie,de la religion et du capitalisme-leur elimination fut un western artistique equivalent a une purge sovietique.Dans les annees 1960 et 1970 ces etudiants en art extremement rares,interesses serieusement par le dessin ou la representation,furent malmenes et traites de fascistes.Je parle de ma propre experience.

     Ceci etait incoherent.Les pouvoirs socialistes avaient rejette l’art « abstrait ».Ils le condamnaient parcequ’il ne servait pas la revolution :il etait elitiste,capitaliste et decadent.Bien que la source soit contestable,les allegations sont concretes pour repondre.La peinture abstraite,malgre des decennies d’effort pour « democratiser » l’art contemporain,reste le domaine d’un groupe sophistique et a la mode mais tres restreint.Ils rendirent l’argent complexe et on peut dire difficilement qu’ils soient « capitalistes ».Comme pour decadent ;sur la base de l’analyse non-objective des premiers modernistes,la peinture est decadente(non pas moralement mais structurellement)comme pour Bouguereau et Cabanel.Par ailleurs,depuis, le processus historique pretendant pousser la peinture dans la non-objectivite,n’a jamais existe-comme plusieurs decades de Post-Modernisme le demontrent-la purge de la peinture figurative peut seulement etre partisane,ou d’une intolerance ideologique.

     Tout ceci est une version du 20eme siecle de la Guerre des Bouffons,une attaque de la musique de Rameau par des theoriciens politiques et aristocratiques comme Rousseau.Les operas de Rameau avaint pour sujets des dieux et des heros,non pas des musiques habituelles commeLa Serva Padrona de Pergolese.Cela n’etait pas assez populaire(democratique) et par consequent non progressiste.Cette plainte n’a rien  a faire avec la musique :ce fut la premiere attaque ideologique de l’Art par la philosophie Moderne.Ce fut le commencement du danger de la « litterature » pour l’Art.

 

                                           «  L’ART CONTEMPORAIN »

Abraham Lincoln : « Si vous appellez une queue une patte,combien de pattes a un chien ? ».

Reponse : « Cinq. »

Abraham Lincoln : « Faux :quatre,parceque appeler une queue une patte ,n’en fait pas une. »

     « L’art Contemporain »commence dans les annees 1960.Sa forme initiale est  la culture Pop.Le terme « art contemporain » est parfois utilise comme s’il commencait avec le Cubisme ou meme avant.Ceci  est en conformite avec la maniere dont le terme ultime,critique et en effet obligatoire,devint « moderne ».Rembrandt,Raphael,Giotto,Cimabue,Praxitelies,les peintures murales egyptiennes,les peintures des cavernes :toutes sont enoncees comme « modernes »,ou mieux comme : « incroyablement modernes ».La pensee est si poluee par le Progressivisme que l’admiration est due seulement a ce qui est ou jadis etait,sur le tranchant du developpement social[pour emprunter une belle ironie a Rush Limbaugh].Ceci en depit du Post-Modernisme(c'est-à-dire l’evaporation du Progressivisme artistique)et meme bien que le Realisme Classique,ce renouveau spectral de l’esprit de Bouguereau,soit devenu bientôt un serieux defi commercial et ideologique pour « l’art contemporain ».

     L’Expressionisme Abstrait,qui est apparu dans les annees 1950,est le dernier souffle du premier modernisme. « L’Art Contemporain »prolonge le Modernisme exclusivement sur la base de ses affluents non artistiques comme le Progressivisme.La Pop manque de tous les elements qui interessaient les premiers modernistes.Il n’y avait pas de tolle a utiliser l’image de la Pop car elle n’etait pas un retour de la representation ;presenter une boite de Brillo est critique,documentaire,peut etre poetique,mais ce n’est pas une question d’espace.Op(c'est-à-dire optical)s’appliquait a la technologie et aussi a un forme de critique.

     L’Expressionisme Abstrait,Pop et Op ont une certaine vitalite.La peinture,bien qu’elle soit toujours recherchee,etait historiquement  entree dans la societe.Le parisien moyen ne connaissait pas les noms de Lebrun,Watteau ou David,mais il etait au courant des styles lies a ce qui l’entourait sous toutes leurs formes.L’Art Deco,de cette facon,est lie au Social Realisme.L’Expressionisme Abstrait,Pop et Op etaient des memes sources pour la mode,la publicite,le dessin industriel et l’Art Psychedelique.Ils entrerent dans la societe.Ceci,cependant,fut la derniere fois que nous viment une relation entre le haut et le bas.Le Minimalisme est une tentative intellectualisee pour faire encore rouler la balle de l’histoire et rendre  meilleur l’Expressionisme Abstrait.Il aurait du etre appelle l’Inexpressionisme Abstrait.Il ne donna jamais de coup de tete de la tour d’ivoire de l’inutilite sociale dans la peinture qui battit en retraite dans les annees 1970,et de laquelle il emerge deja.

La plupart des isms qui apparurent dans les annees 1970 et 1980 sont classes sous le titre de Neo Dada.Comme la Pop et Op,ce travail traite des idees,des plaisanteries ironiques et recherchees,d’un commentaire politique et social et de references.Comme la boite de Warhol Brillo,le drapeau americain de Jasper John,un pamphlet visuel,un sarcasme-comme vous preferez.De meme les confections referentielles de Rauchenberg,le bleu de Yves Kline,les rayures de Buren ;tout est signe et histoire.Des strateges comme Jeff Koons sont aussi  isoles qu’ils ont du succes-merci  a un petit nombre de super riches parvenus,aux journalistes et a des  bureaucrates enthousiastes  du ministere de la culture pour marcher au pas avec une elite culturelle qui les meprise secretement.Le  Berceau se balancera,opera communiste de Marc Blitzstien de 1937 a une scene magnifique ou des artistes de maniere abjecte,obsequieuse et  interessee discutent avec leurs riches patrons de facon condescendante,particulierement des bons diners qu’ils leur fournissent.De tels operateurs doivent etre publies par doses tape a l’œil mais c’est seulement de tres rares membres de cette partie deja extremement  limitee du public qui reconnaît leurs noms et qui peut  aussi reconnaître leurs productions.Sautant d’idees en idees un tel travail d’une nature d’une « cohesion stylistique »n’est pas une categorie  pertinente.Un voyage a Bilbao est un pelerinage sacre pour democratiser la « culture ».Ces pelerins racontent leur experience comme une priere rituelle.C’est un theatre,une promenade autour de la kabaa comme une tour d’ivoire(c'est-à-dire un  mystere sans abstrait),une histoire sur nous-mêmes.

     L’Art a toujours eut une signification.Mais il a toujours eut de l’espace et un motif.Neo Dada est tout imagerie ,pure literature ;la photo realisme et ainsi de suite sont egalement indifferents a  l’espace et au motif,egalement subordonnes a la literature.La peinture dans l’esprit de la photographie,ou copiee par des photographes,peut  finir en  objets curieux d’une certaine facon,mais c’est un acte de peinture dans seulement le  sens le plus superficiel .Les soucis de la peinture normale sont elimines.Toute peinture, non pas concue de maniere inconsciente ou incorrecte ,aura de l’espace et un motif.Mais  c’est egalement vrai  d’une decoloration naturelle ou accidentelle sur un mur.L’espace en question tendra a etre aussi incoherent que l’espace  sur une peinture non-objective sur une main  ou Bouguereau  sur l’ autre.Pour appeler cette image « peinture »c’est un depart radical des premiers modernistes,et l’appeler Art est un depart radical de Poussin et Renoir.

     L’imagerie curieuse du Surrealisme,dont la periode de vie fut anterieure aux annees 1940,avait beaucoup de popularite mais pas d’influence pratique sur la peinture car l’idee surrealiste ne s’adresse pas a la peinture elle-même.Mais elle eut une gigantesque influence sur le Modernisme.Juste comme le Social Realisme est une forme artistique du Marxisme artistique,le Surrealisme est une forme du Freudianisme artistique.L’idee freudienne est que nous sommes motives par l’inconscient ;et le probleme artistique essentiel n’est pas de troubler le flot irreflechi de la creativite.Tout adolescent peut expliquer comment ce qu’ il apprend pour peindre ou tout ce qu’il apprend,est destructeur car il l’entrave ou  bloque la source creative vitale.ceci est l’idee Surrealiste.

     La transfusion du Marxisme et du Freudianisme en Modernisme semble soutenir la theorie du processus historique revelant l’evolution culturelle qui condamne d’anciennes modes persistantes(comme la representation)comme hors de propos ou meme reactionnaires.Mais les concepts en question ne sont pas inconnus pour le passe.Ne rien dire des Muses grecques,du Ion de Platon,ou des poetes  dythirambiques recueillant leurs preludes lyriques parmi les nuages dans Aristophenes,du soutien de Blake de l’inspiration visionnaire contre les regles et l’instruction,est fondamentalement l’idee Surrealiste.  Meme Sir Joshua Reynolds,pour  les principes duquel Blake a eut tant de mepris,n’ignorait pas l’importance de la fantaisie et de l’inspiration.Dans son 14eme discours il ecrit :

Quand nous dessinons nos modeles depuis la lointaine et veneree antiquite…nous nous soumettons nous-mêmes a des inconvenients.Nous pouvons souffrir nous-mêmes d’etre trop eloignes par des grands noms et etre trop soumis a une autorite imperieuse.Notre savoir,dans ce cas,n’est pas tant un exercice de notre jugement qu’une preuve de notre docilite…

     Blake et les surrealistes ne recherchaient pas du tout l’exercice du jugement,mais il est notable que meme l’auguste academique Reynolds mette en garde contre l’autorite,la docilite et plus loin dans le meme passage :la docilite du disciple.Dans son 12eme discours,Reynolds non seulement recommande de prendre des notes a partir des accidents du travail au pinceau mais suggere de les provoquer-juste comme Leonardo,une autre source cruciale de la tradition academique,qui suggere d’exploiter les formes aleatoires telles que les fissures des murs.Le Surrealisme radicalise simplement de telles idees,en pretendant que l’Art est exclusivement et non pas partiellement,mysterieux et irrationnel.

     L’intrusion des politiques dans l’Art avant le marxisme est  remarquablement illustre par le Neo-Classicisme qui,apres la revolution de 1789,devint le bras de la propagande de l’imperialisme francais.Le progressivisme lui-même est  annonce par cette attitude morale,sa condamnation du style precedent(rococo) dans les domaines moraux et politiques, comme le manque republicain des gravitas et l’aristocratie favorisee ;sa vision d’un passe aveugle et d’un soutien pour un futur  brillant,comme incarne dans les styles artistiques.Il  devrait aller sans dire que le support ou la  condamnation de l’imperialisme,serieusement ou avec frivolite ne sont pas, strictement parlant,des sujets artistiques.De tels rapports peuvent etre  indeniables,mais  cependant beaucoup de politiques et de peintures sont parfois melees ce qui ne veut pas dire qu’ils sont la meme chose ou qu’un melange donne est plus que fortuit.

     Le conceptualisme est l’ultime ou  le point en voie de disparition du progressivisme artistique.L’abstrait a aboli la representation en ordre pour donner plein jeu a l’essence :pure forme et couleur.Le conceptualisme est la decouverte d’une plus profonde essence :banissant la forme et la couleur,donnant libre jeu a la conception.Cette recherche eperdue de l’essence est une caricature grotesque du platonisme.A la fin il n’y a rien d’abandonne,ce qui nous entraine en 1990-une date maintenant passee depuis deux decades.Le triomphe de la literature sur la peinture est la mort de l’Art.

 

 Le Post-Modernisme

     Comme le terme le suggere,le Post-modernisme ne prolonge en aucun cas le modernisme.Tout ce qui   restait en 1990 etait ce que le modernisme etait devenu :le progressivisme.Mais la ou le progressivisme abolissait la representation,le post-modernisme le restaurait.Le post-modernisme prolonge « l’art contemporain »mais seulement au sens reflechi.C’est un  vieux rafiot sans gouvernail  souffle par les vents du relativisme-que notre adolescent  legendaire peut expliquer avec aplomb :chaque artiste a sa propre regle,chaque œuvre d’art a son propre univers de signification.

     L’art a l’habitude d’etre compris comme une sorte de language :la dispute entre designo et colore etait de savoir quel language pouvait etre utilise pour  debattre de l’homme et de l’univers. Le discours,ou les significations partagees ,sont absentes par definition dans le contexte du relativisme radical car il depend meme  d’un conflit sur des significations abandonnees car il est  base sur une comprehension d’un objet de  conflit.L’effort pour expliquer ou meme definir le radical relativisme- pour  ce qui est de le defendre-est l’auto-destruction car  c’est un discours qui implique un domaine transcendental de significations abandonnees et une veritable interaction que le radical relativisme refuse specifiquement.Quand chaque individu existe dans  la bulle de son cosmos  personnel, de sa propre signification et valeur,tout est « valable »car il n’y a pas de raison de l’infirmer ou le critiquer,ou meme de le commenter.Bien que  presque toujours il en soit ainsi,aucune œuvre d’art ne peut etre couverte d’eloges intelligemment dans la relative dispense, car elle ne peut meme pas  etre comprise,et donc elle n’est pas reellement « vue ».Chaque artiste genere un  art nouveau et unique.

     Dans les groupes de critiques qui prennent encore place dans les ecoles d’art-ils ont quelquechose a faire-il est usuellement propose que la personne en presentant son œuvre,explique ses objectifs et ses valeurs afin que son œuvre puisse « etre critiquee dans ses propres termes ».Ceci est suppose satisfaire le relativisme radical mais c’est une farce car a moins que les objectifs, qui parait-il definissent l’art, puissent etre compris en commun,restent opaques,mais si ils peuvent etre compris en commun,il existe une arene transcendentale,qui fait evaporer la pretention des valeurs hermetiquement personnelles.Tout ceci est irreflechi et stupide et n’a pas besoin de nous retenir plus lontemps.

     En pratique le post-modernisme est un lent processus de dissolution.Ses acteurs utilisent une surenchere de plus en plus naturelle. Les peintres ne doivent pas tendre a etre particulierement theoriques et la theorie de la peinture de l’inhabituelle abondance du 20eme siecle,comme deja indique,echoue habituellement a s’adresser a la peinture elle-même.Ce fut en fait  un handicap dans la situation du post-modernisme car il n’y a rien pour  s’opposer a la persistance confuse du progressivisme,l’idee surrealiste ou l’etranglement soutenu du relativisme,cul de sac qui tend a confiner la pratique dans des lignes mediocres,maladroites et appauvries.

     Le post-modernisme se comprend lui-meme comme la production d’images,d’objets ou d’evenements dont la structure interne est une toile de reference.L’objectif de ce lien referentiel est de faire impression sur l’observateur d’ une certaine maniere.Si cela arrive,il est qualifie par tous les synonymes populaires  de «  derangement mental »,qui sont pour le post-modernisme ce que « moderne »est pour l’histoire de l’art :l’ultime compliment.En fait les termes ont la meme signification,pour  que nous puissions comprendre charitablement que les termes post-modernistes signifient « remarquablement original ».Il y a aussi un discours post-moderniste au sujet de l’espace,bien qu’il soit extremement vague.L’objectif est en outre de provoquer une sensation de surprise ou de nouveaute.La teneur et la nature de cette nouveaute est hors de propos :c’est l’effet de  surprise qui compte.Intellectuellement le progressivisme persiste car l’originalite reste l’ideal.L’œuvre qui en  resulte,cependant,est difficile a caracteriser meme avec un terme litteraire car la signification  peut etre irrationellement passionante-l’irrationnelle excitation etant l’essence de la mode-mais meme dans la pop,ce que la signification avait de passionant(si c’etait le cas)etait secondaire pour la signification elle-même.Dans la signification post-moderniste(s’il y en avait une) ce qui compte seulement,c’est qu’elle genere de l’excitation.Le resultat est tels gestes comme le remplacement de la peinture par de l’excrement, des animaux morts dans  des bacs en verre,des pieces vides et ainsi de suite.

     Quels  post-modernistes comme Francis Bacon ou Lucien Freud  ont dit(grace a la restauration  de  la representation,ou la senilite du progressivisme)de faire renaitre  la peinture traditionnelle ?Au lieu du gout bourgeois de la flatterie ces hommes flatterent le gout actuellememt  a la mode de la sodomie et du sordide-qui,cela  devait etre accentue,sont une sorte de mode comme les critiques victoriennes.Lucien Freud est meme un peintre plus illustre que Bouguereau( une affirmation que cet essai invitera ses lecteurs a verifier)L’œuvre de Bacon,dans une extreme limite,sans dire infantile,semble avoir plus d’interet decoratif que celle de Freud.Mais si Bacon est compare,par exemple,aux posters de Lautrec,l’importance de son reel souci  avec le dessin devient clair.Tracer peu de rectangles dans une grossiere prespective n’est pas non plus «structure » ni souci du dessin,car ces traces n’ont pas de fonction dans n’importe quelle peinture.En fait,la reputation de ces hommes est basee sur leur remarquable talent pour le grotesque,c'est-à-dire une certaine sorte d’illustration.Typique du post-modernisme,ils ne doivent rien au premier modernisme ;bien qu’ils  soutiennent etre a l’oppose moralement de Bouguereau et Cabanel,leur approche de la peinture est fondamentalement la meme.

 suite et fin du texte