Comprendre les douleurs du sein

Un sein douloureux dérange constamment, avec le sentiment plus ou moins conscient et exprimé d’une lésion grave. Heureusement, la plupart du temps, rien de grave ne se produit. Voici quelques informations sur comment réagir face à une douleur au sein.

Pourquoi un sein fait-il mal ?

En gros, ce sont des glandes et de la graisse qui composent un sein. Autour des canaux qui relient le mamelon et s’ouvrent sur l’extérieur, ces glandes sont regroupées comme des raisins. Des artères, des veines et des vaisseaux lymphatiques se trouvent entre les glandes et les canaux. Lorsque les glandes sécrètent, le sein devient sensible et parfois douloureux, et cela s’accompagne généralement d’une congestion circulatoire importante (c’est ce qui se passe avant les règles ou lors d’un déséquilibre hormonal).

Les glandes et les canaux vont grossir sous l’effet de la sécrétion, de la dilatation vasculaire et de l’œdème, ainsi que les espaces entre les glandes. La gêne qui se manifeste est analogue au mal de jambe provoqué par la chaleur ou la station debout prolongée. Ce phénomène est répandu si l’un des seins (ou les deux) est constamment sensible ou inconfortable, généralement à la même période du cycle menstruel.

Qu’est-ce que la mastose ?

La mastose est une affection kystique relativement fréquente du sein qui se manifeste par des kystes, qui peuvent être très petits ou extrêmement gros et donner à la glande un aspect « gris ». Outre les kystes, la mastose entraîne également une prolifération cellulaire, une fibrose et une augmentation du nombre de canaux dans le sein. La mastose se développe le plus souvent chez les femmes de plus de 35 ans, idéalement celles qui ont eu peu ou pas d’enfants. Dans de nombreux cas, il existe une dystonie neurologique notable en arrière-plan ainsi qu’un déséquilibre hormonal. À la ménopause, la mastose régresse souvent. 

Outre les gros kystes évidents, les placards (sensibles avant les menstruations et parfois durs ou mal limités) sont assez répandus. L’élément crucial de diagnostic et de surveillance est la mammographie. Enfin, il est crucial de savoir que certaines mastoses présentant des foyers glandulaires très prolifératifs peuvent avoir un risque plus élevé de développer un cancer du sein. Dans ces situations, l’examen clinique, la mammographie, l’échographie et la cytoponction doivent être associés à une surveillance extrêmement fréquente.